Eluana Englaro a pris de court le gouvernement Berlusconi. Cette femme de 38 ans, au coeur du débat sur le droit de mourir en Italie, a expiré lundi soir après 17 ans dans le coma. Le gouvernement italien de centre-droit s’était engagé dans une course contre la montre, avec le soutien du Vatican, pour faire adopter en quelques jours une loi interdisant que l’on interrompe l’alimentation et l’hydratation artificielles des patients dont la vie en dépend.
Eluana est resté DIX-SEPT ans dans le coma!!! DIX-SEPT! Sans lancer un débat sur l’euthanasie, je me demande bien ce qu’il y a d’humain à cela… bon voyage Eluana!
Via Le Monde











trackback uri
3 commentaires
Honnêtement, je ne vois pas l’intérêt. A part pour la famille, qui a toujours dû avoir espoir, je trouve abhérrant de tenir quelqu’un dans cet état aussi longtemps. Sans compter ce que cela coûte. Nos chers (eux aussi) politiques tapent sans cesse sur les médecins pour faire baisser les coûts de la médecine, mais sont pour le fait de garder des personnes à l’état de légume des années durant. C’est plutôt paradoxal non?
Dans le cas d’une personne comme ça, le jugement reste compliqué. Il faut voir le degré comateux, les chances de sortie, les séquelles, etc, et là j’en sais trop rien. Il me semble quand même qu’elle était en état de mort clinique depuis quelques jours mais que le gouvernement voulait la laisser branchée coûte que coûte, c’est bien ça? Si c’est le cas, c’est d’un ridicule absolu. Si la personne n’a plus aucune chance, laissons-la partir tranquillement.
Pour changer un peu de situation, si je devais me retrouver dans le cas de Vincent Humbert ou de Chantal Sébire, c’est-à-dire en état psychique normal mais prisonnier de mon corps, je prie pour mourir le plus vite possible. Ca doit être une situation insoutenable.Je ne comprends pas que nos toujours très chers politiques s’opposent farouchement à la volonté de personnes qui sont dans des situations irréversibles. Ca me paraît inhumain.
Je n’aurais pas dit mieux PJ.
Travaillant à l’hôpital, j’ai en charge un service de Reanimation et ce genre de situation arrive souvent.
Il y a autant de réactions différentes que de familles différentes et cela est très difficile à gérer.
La culpabilité des proches quand une personne décède après un long coma est énorme car ils ne peuvent exprimer leur soulagement qui est humain.
Bref, c’est un thème très délicat à traiter mais je pense que quand une personne est dans la mesure de s’exprimer on se doit d’accéder à sa demande. Si on arrive à ça, ce sera un grand pas de franchi.
Lu aujourd’hui:
Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte contre 14 personnes par la justice italienne à la suite de la mort provoquée d’Eluana, une Italienne dans le coma depuis 17 ans, qui vise notamment le père de cette dernière, a-t-on appris auprès de l’avocat de la famille.
Le parquet d’Udine (nord-est), la ville où est morte Eluana, n’avait d’autre choix que d’ouvrir cette enquête à la suite de la plainte d’une association, le « Comité vérité et vie », a souligné l’avocat, Vittorio Angiolini. « L’ouverture de cette enquête ne signifie nullement la mise en cause des personnes visées. Elle pourrait tout à fait se terminer par un non-lieu mais le parquet n’avait pas le choix car le dépôt d’une plainte entraîne obligatoirement l’action pénale en Italie », a-t-il expliqué à l’AFP.
Il a ajouté que le père d’Eluana, Beppino Englaro, « n’était pas inquiet » de cette procédure. Outre le père, l’association qui se présente comme « non-confessionnelle » mais défend les thèses du Vatican, met en cause le personnel médical, et notamment le médecin qui a mis fin à l’alimentation artificielle de la jeune femme, ainsi que les responsables de la clinique d’Udine où elle est décédée. « Nous sommes tranquilles, tout a été fait dans les règles », a ajouté l’avocat.
Au terme d’un combat judiciaire de plus de 10 ans, Beppino Englaro a obtenu le droit d’arrêter l’alimentation artificielle de sa fille, une décision confirmée par la Cour de cassation en novembre. La mort d’Eluana le 9 février a été condamnée par le Vatican et l’Eglise catholique italienne qui ont fait campagne contre sa mort et obtenu le soutien du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi.
Interrogé vendredi sur cette affaire par l’agence Ansa, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical sur la santé, a rappelé vendredi l’existence du cinquième commandement « qui dit: tu ne tueras point ».
Putain mais de quoi ils se mêlent dans cette association pourrie??!!!